
©Alliance Franco-Camerounaise
de Garoua |
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Afin de sensibiliser la population aux problèmes du braconnage en
périphérie des réserves naturelles, l'Alliance
Franco-Camerounaise de Garoua, au nord du pays, a créé une pièce de théâtre,
Les chasseurs herbivores, ainsi qu'un cycle
de conférences sur le thème élargi
des enjeux écologiques au Cameroun.
Les organisateurs ont ciblé les populations
rurales aux abords des réserves concernées
mais également les citadins de la
région qui participent au phénomène du
braconnage par la consommation et le commerce de la viande
de brousse. |
Une pièce de théâtre
La pièce Les chasseurs herbivores a été écrite en français et en fulfuldé, langue locale, par la compagnie théâtrale l'Albatros en résidence à l'Alliance franco-camerounaise de Garoua.
14 représentations ont été
données en 2 mois dans les grandes villes (Garoua,
Ndgaoundéré, Maroua...) et dans les villages
de la région.
Ludique et didactique, elle
a été bien reçue par le public qui s'identifiait
rapidement aux personnages.
A l'issue de chaque représentation acteurs et spectateurs
confrontaient leurs points de vue sur la protection de la
faune lors d'un débat.
Les populations rurales, bien qu'elles aient conscience des
problèmes engendrés par le braconnage, se sont
montrées moins enclines que les citadins à modifier
leur comportement vis-à-vis de la faune protégée.
En effet, celle-ci fait encore actuellement partie intégrante
de leurs ressources quotidiennes : elle est utilisée
dans la médecine traditionnelle et occupe une bonne
place dans l'alimentation. Ce qui encourage à renouveler
ce type de projet de sensibilisation à la protection
de la biodiversité.
Au total, 4200 personnes
ont assisté aux représentations.
Un cycle de conférences
6 conférences ont été
organisées à l 'Alliance Franco-Camerounaise
de Garoua sur les enjeux écologiques du Cameroun. Différents
experts en environnement (Entre autres, des représentants
de l'Ecole de la faune de Garoua ou encore de l'Institut de
Recherche Agricole pour le Développement) ont animé
les séances.
Elles ont été suivies par un public varié de 250 personnes alertées notamment
par des annonces à la radio. Les participants
ont fait part de leur souhait de la tenue d'actions concrètes
dans le domaine et ont réfléchi à la
mise en oeuvre d'un programme d'actions sur le terrain.
L'intérêt du public pour ce projet a encouragé
les organisateurs à monter d'autres actions sur le
thème de l'environnement.
Ce projet fait partie des 27 projets retenus dans le cadre
du deuxième
appel à projets du PCST.
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